Nous vivons dans une société où le jeunisme est une norme dominante. Tout et tout le monde cherche à se parer des attributs de la jeunesse : beauté, décontraction ou insouciance, nouveauté, soif de nouvelles expériences, etc. Par un raccourci saisissant, l’argument de la nouveauté est devenu argument de vente, de légitimité. Il n’y a pas grand-chose à lui opposer. Et paradoxalement, la jeunesse elle-même disparaît petit à petit, les jeunes sont dissous, relégués en stage d’attente et enfermés finalement dans des mesures qui disent vouloir les protéger.

Les organisations de jeunesse ne peuvent échapper à cette situation. Les politiques menées en Communauté française ont massivement investi des logiques qui entretiennent cette situation plus qu’elles ne la corrigent. Dans ce contexte, les logiques internes au secteur des organisations de jeunesse ont conduit à entretenir encore cette marginalisation de fait. À l’heure de rédiger cet article, une nouvelle tentative de réforme va démarrer. La question de savoir s’il s’agit de réformer un décret ou de réformer le mode de soutien des pouvoirs publics est posée.

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